À ce jour le créneau du développement durable est en vogue ainsi que la préservation de l’environnement. Pourtant on met rarement en évidence le fait que nous ne sommes pas tous en situation d’égalité vis à vis de ces enjeux. Nous n’avons pas tous le même accès à un environnement sain et ce sont souvent les plus démunis, les minorités, les laissés-pour-compte qui souffrent le plus des injustices environnementales. Celles-ci peuvent être de formes très diverses : la construction d’industries toxiques près d’habitations populaires, des mauvaises conditions de travail et de vie, le déplacement de populations entières pour la construction de réserves naturelles au nom de la protection de la biodiversité, la création de décharges insalubres près d’habitations, la pollution de l’eau et de l’air avec comme conséquence une mortalité infantile et un taux de maladies respiratoires et de cancers plus élevés chez les populations plus pauvres.
C’est pour contrer ces injustices que dans les années 80 est né aux Etats-Unis le mouvement de la ‘justice environnementale’ qui prône un environnement sain pour tous sans discrimination d’origine, de religion, de situation sociale ou autre. Le mouvement s’est depuis répandu dans de nombreux pays du monde mais reste encore peu connus en France. Pourtant en 2008, plus de la moitié de la population mondiale vivront en zone urbaine ce qui représente une grande menace pour la santé et l’environnement, et ceux qui en souffriront le plus seront les nombreuses populations des zones urbaines défavorisées. Des changements sont utiles afin que tout le monde puisse accéder à un environnement sain.
